Inauguration de la résidence sociale Jean-Jacques Rousseau à Ivry-sur-Seine
Le mercredi 26 janvier, l’Aftam inaugurera la résidence sociale Jean-Jacques Rousseau à Ivry-sur-Seine. Cette opération unique de démolition - reconstruction de l’ancien foyer de travailleurs migrants laisse place après plus de 4 ans de travaux à une résidence sociale proposant des logements individuels et autonomes.
Construit en 1970 pour accueillir des travailleurs migrants occupant une usine désaffectée, le foyer Jean-Jacques Rousseau a été repris en gestion par l’Aftam en 2006. Cette réhabilitation du foyer, commencée en 2007, est la seule au sein de l’Aftam à avoir vu sa capacité d’accueil augmenter, passant de 343 places à 400 logements individuels. L’établissement abrite par ailleurs un restaurant social permettant aux résidents de bénéficier d'un repas à moindre coût.
Les travaux de réhabilitation du foyer Claude Tillier situé dans le 12ème arrondissement de Paris se poursuivent. A la fin des travaux, la nouvelle résidence sociale accueillera 210 logements individuels autonomes . Suivez l'évolution du chantier en cliquant dans la fenêtre ci-dessous.
2/02/2010
L’Aftam, engagée dans la lutte contre le mal logement depuis les années 60, participe au dispositif d’intermédiation locative "Solibail". Depuis août 2009, une équipe Aftam mobilise des logements vacants du parc privé afin d’y loger des familles dans le cadre d’un parcours vers le logement autonome.
En août 2009, l’Aftam s’est engagée, dans le cadre du dispositif Solibail, à « capter » et gérer 300 logements du parc privé. Avec une équipe de 4 prospecteurs immobiliers et à terme 10 travailleurs sociaux, il s’agit de constituer un parc de logements pouvant accueillir transitoirement (18 mois au plus) des familles mal logées et les accompagner vers le logement autonome.
L’Aftam, locataire, propose l’appartement au GIP « Habitat et Interventions Sociales », chargé par l’Etat de coordonner l’entrée des ménages dans le dispositif. Celui-ci y oriente alors des personnes et des familles candidates, hébergées à l’hôtel ou dans des centres d’hébergement.
Après un ou deux entretiens la personne ou la famille est installée dans le logement. La famille, sous-locataire, s’acquitte d’une redevance plafonnée à 25 % de ses ressources. Elle règle directement les factures EDF et GDF, à son nom, et bénéficie d’un suivi qui doit à terme lui permettre de trouver un logement de droit commun.
L’Aftam, association créée en 1962, réaffirme ainsi son engagement en faveur des publics en situation précaire. Par le logement et l’accompagnement social, notre association vise en effet à donner les moyens de l’autonomie, meilleur chemin vers l’insertion.
Contact
- Djamel Cheridi, Responsable produit habitat social adapté : cheridid@aftam.asso.fr – 01 53 46 39 30
- Yasmina Mezrag, Chef de service « Solibail » : mezragy@aftam.asso.fr – 06 22 13 53 33 – 01 53 44 43 61
www.solibail.fr
La maison d’accueil spécialisée « les Chants d’Eole » et la délégation Loire-Bretagne de l’association Huntington France viennent de mettre en place une formation inédite pour les accompagnants des malades Huntington. L’originalité de cette formation : s’adresser tant aux accompagnants professionnels que familiaux. Son objectif : favoriser le maintien de la communication avec les malades tout au long de leur maladie.
Pour en savoir plus consultez ces deux documents :
Le rapport du CREAI Bretagne sur la réalité de la maladie de Huntington en Bretagne-Pays de Loire.
Le descriptif du stage organisé par l'Aftam : "accompagnement des malades Huntington et communication".
Aftam : Mas « Les Chants d’Éole », Contact : Paul le Cam, lecamp@aftam.asso.fr - 1, rue de Coulébart, 22100 Léhon. Tel : 02 96 87 61 60
Délégation Loire-Bretagne de l’association Huntington France : Contact : Philippe Dupuis, phj.dupuis@wanadoo.fr Tel : 06 88 57 15 83
Cette formation a obtenu le soutien de la fondation Groupama.

24 établissements dont 22 inclus dans le plan de traitement des foyers de travailleurs migrants : pour l’Aftam, Paris est un défi. Avec le début des travaux au foyer Claude Tillier, une nouvelle dynamique est lancée, traduisant la collaboration étroite entre l’Aftam et la ville de Paris.
« Ce n’est pas une opération neutre. Elle est très symbolique, et à plusieurs titres » annonce d’emblée Alain Lounnas, Coordonnateur de l’Aftam pour Paris. Jugez plutôt : la réhabilitation du foyer rue Claude Tillier (Paris 12e), initialement prévue sur trois ans et en deux phases, sera terminée en deux ans et une seule opération. Une recette miracle ? Non, mais la concrétisation d’une étroite collaboration entre les parties prenantes. La ville de Paris, qui s’est saisie de la compétence logement en 2005, a mis à disposition de l’Aftam un site de desserrement qui accueillera une partie des résidents du foyer pendant la réhabilitation. Résidents qui eux-mêmes se sont mobilisés pour accompagner le mouvement : un mois avant le début des travaux, l’Aftam leur apprenait que tous devraient quitter le foyer et être logés sur des sites différents. Le projet initial prévoyait de conserver une partie des résidents sur site pendant que l’autre partie se déplacerait, permettant ainsi une réhabilitation en deux phases.
Aujourd’hui, les 350 résidents sont relogés dans trois sites parisiens : rue Saint-Jacques (site mis à disposition par la ville de Paris), le foyer de Vaugirard, (site de l’association Aurore) et passage du génie (site Adoma).
« La grande leçon de l’opération, c’est le conseil de concertation permanent » conclut Alain Lounnas. « On ne passe pas forcément par des réunions, ça se fait de façon informelle », précise Stéphane Smeets, Directeur de l’unité territoriale Paris 1. « Techniquement ce n’est pas simple, mais au moins, rien n’est impossible. Le plus difficile finalement, c’est que les résidents nous suivent en fonction de notre degré de sincérité. Il faut vraiment s’appuyer sur cette organisation qui existe entre les résidents, quoi qu’on en pense. C’est aussi une façon d’avancer. Par un dialogue continu, très en amont, on finit par trouver des consensus » renchérit Alain Lounnas.
L’autre leçon c’est la volonté de la ville de Paris de saisir la question à bras-le-corps. En s’attribuant la compétence logement, le Conseil de Paris s’est donné les moyens d’agir, et en mettant à disposition des gestionnaires de foyers des sites pour reloger leurs résidents pendant les réhabilitations, il a réellement débloqué la situation.
Voilà pourquoi, avec la réhabilitation du foyer rue Claude Tillier, dont l’Aftam est propriétaire, le plan de traitement des foyers gagne une nouvelle dynamique. Dans deux ans, une grande partie des résidents (210 sur 350) regagneront une résidence sociale neuve, où chacun occupera un studio individuel. L’autre partie retrouvera un logement - l’Aftam s’y est engagée - dans un autre établissement. A terme, l’ensemble des foyers parisiens de l’Aftam seront réhabilités, dans des délais considérablement réduits grâce à cette nouvelle collaboration.

La résidence du parc (établissement d'accueil pour personnes âgées dépendantes) et l'accueil de jour Alzheimer d'Aulnay-sous-Bois s'associent au Téléthon 2008. Sous l'égide de l'association Anim'93 et en partenariat avec l'hôpital René Muret, ces deux établissements organisent une après-midi festive le samedi 6 décembre dès 14h30.
Pour l'occasion, les usagers et les professionnels des deux établissements vous ont préparé un spectacle sous la direction d'artistes locaux et avec l'association "Musique aux coins des rues". Vous pourrez également déguster des crêpes et participer à une tombola. Les fonds récoltés seront reversés à l'AFM, organisatrice du Téléthon.
Rendez-vous donc samedi 6 décembre dès 14h30 dans la salle de spectacle de l'hôpital René Muret à Sevran.
Le 11 décembre, à l’occasion d’un colloque rassemblant scientifiques, acteurs de la prise en charge et experts, et en présence de la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l’association France Alzheimer a primé l’Aftam pour son accueil de jour Alzheimer d’Aulnay-sous-Bois (93).
L’association a décerné plusieurs bourses pour des projets en sciences médicales et sociales, et pour la création d’accueils de jour thérapeutiques (5 accueils de jour ont été primés). Notre établissement s’est distingué par l’amplitude de ses jours d’ouverture : du lundi au samedi. Cette bourse de 30 000 € permettra l’achat d’un véhicule adapté au transport des personnes à mobilité réduite pour organiser des sorties ou des transports vers l’Ehpad du Parc, toute proche.
Le 29 novembre 2007, l’Aftam a inauguré son premier foyer d’accueil médicalisé pour personnes sourdaveugles à Calonne-Ricouart, dans le Pas-de-Calais. Le foyer Quenehem est le sixième établissement de ce genre en France, et accueille des personnes venant des quatre coins du pays.
Après plus de dix ans d’attente, le foyer Quenehem est enfin sorti de terre. Il accueille 43 adultes atteints d’un handicap rare, la surdicécité, et de handicaps associés. Très complexe, ce projet doit son aboutissement à la mobilisation et la motivation sans faille de ses principaux acteurs : l’Aftam, l’Acgessa nord de France (une association de parents de personnes sourdaveugles) et la municipalité de Calonne-Ricouart.
Pour l’équipe du foyer (72 professionnels), l’aventure commence : partager le quotidien des résidents et créer des liens au-delà de la vue et de l’ouïe ; trouver d’autres modes de communication (langue des signes, du braille, de pictogrammes, mais pas seulement), tirer le fil de l’individualité, aussi ténu soit-il, pour créer le dialogue, quelques soient ses modalités ; sortir l’individu de son isolement, permettre son développement physique et psychique, développer son autonomie.
Quenehem est un lieu de vie : l’équipe y proposera des activités de développement personnel, sportives (balnéothérapie), artistiques, en plus des soins nécessaires aux résidents.
Comment se repérer dans les lieux quand on n’a ni la vue ni l’ouïe ? Les architectes ont mis à profit les matériaux et joué sur leur aspect tactile. Au mur : peinture, toile de verre, bois, gabions (cailloux dans des structures métalliques), crépi. Au sol : linoléum, carrelage, parquet, repérage podo-tactile, et déclivité.
Le foyer Quenehem est le premier établissement pour sourdaveugles de l’Aftam, association initialement consacrée à l’accueil et la formation de base des travailleurs migrants. Aujourd’hui, l’Aftam s’adresse à tous les publics en difficulté, et propose hébergement et habitat social, accueil médico-social et promotion sociale. En lien permanent avec les pouvoirs publics, nos 1700 salariés oeuvrent au quotidien pour donner les moyens de l’autonomie, meilleur chemin vers l’insertion.
Depuis le 25 septembre 2007, l’Aftam accueille des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés, à Aulnay-sous-Bois. Ce service de 15 places reçoit en journée, du mardi au samedi, des personnes âgées vivant à domicile. Le personnel y a pour mission de développer ou maintenir les acquis et l'autonomie des personnes, de faciliter et préserver leur intégration sociale, en donnant aux « aidants » (famille, proches) des périodes de répit dans cette prise en charge lourde.
Ce dispositif est une alternative à l’entrée en établissement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ou du moins une étape permettant de la retarder. Rappelons que la maladie d’Alzheimer est devenue un enjeu majeur de santé publique : en France, 860 000 personnes sont atteintes et 225 000 nouveaux cas apparaissent tous les ans.
Pour plus d’information, postez vos questions à cette adresse : menur@aftam.asso.fr
Figure de la Résistance et Président de l’Aftam durant 10 ans, André Postel-Vinay est décédé le 11 février à Paris à l’age de 95 ans. Il avait participé à la création de l’Aftam en 1962, et l’avait présidée pendant dix ans.
Né le 4 juin 1911 dans une famille de polytechniciens, André Postel-Vinay est diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) en 1938 et est reçu au concours de l’inspection des finances.
Mobilisé en 1939 comme Lieutenant d’artillerie, il participe vaillamment aux combats mais il est fait prisonnier le 17 juin 1940 dans la Meuse. Il s’évade de la caserne où il est interné dès le 24 juin.
A son retour à Paris, André Postel Vinay reprend ses activités à l’inspection des finances mais entre dans la résistance en juin 1940. Il participe alors activement aux réseaux « SR guerre », au réseau anglais « Pat O’Leary » et entre en contact avec le réseau du « Musée de l’homme ». Trahi, il est arrêté le 14 décembre 1941 et est incarcéré à la prison de la Santé où pour ne pas parler, il se jette dans le vide par-dessus la passerelle qui longe sa cellule. La colonne vertébrale et les jambes brisées, il est laissé sans soins 3 jours durant. Il est opéré à l’hôpital de la Pitié, à Paris, mais simule la folie. En juin 1942, il se sectionne une artère au poignet, et opéré sans anesthésie. En août 1942, il est interné à Sainte-Anne, à Paris. Laissé seul, sans surveillance après un examen psychiatrique, il réussit à s’évader en passant par la grande porte. Il peut alors gagner la zone sud grâce à l’appui de son réseau et ainsi embarquer dans un chalutier avec d’autres résistants et des pilotes anglais pour rejoindre Gibraltar. Engagé dans les Forces françaises libres, il est nommé au cabinet du Général De Gaulle et devient responsable de la caisse centrale de la France libre qui joue le rôle de Trésor public. En octobre 1943, il est nommé Compagnon de la libération et en février 44 il devient Directeur général de la caisse centrale de la France en Outre-mer, qui se transforme en caisse centrale de coopérative économique en décembre 1958 après l’indépendance des pays africains. Il en demeure le Directeur jusqu’en 1972. C’est à ce titre qu’il suscite en 1962, la création de l’Aftam et en assume la présidence après Stéphane Hessel de 1964 à 1974.
André Postel-Vinay présida également la société d’HLM SOFI devenu par la suite ANTIN résidence au sein du groupe ARCADE qui réalise les foyers de travailleurs migrants gérés par l’Aftam.
Le 8 juin 1974, il est nommé Secrétaire d’Etat auprès du ministère du travail chargé des travailleurs immigrés dans le cabinet de Jacques Chirac mais il démissionne dès le 22 juillet dénonçant l’insuffisance des budgets alloués au logement social. Il réintègre ensuite l’inspection des finances en qualité d’Inspecteur général jusqu'à son départ en retraite en 1976.
André Postel-Vinay était Commandeur de la légion d’honneur, Compagnon de la Libération, Grand Croix de l’Ordre National du Mérite et Croix de guerre 1939-1945 (deux citations).
Cliché musée de l'Ordre de la Libération, Paris
L’incendie spectaculaire du 23 juillet dans le foyer Aftam rue de Tolbiac a provoqué plus de peur que de mal. Aujourd’hui, tous les résidents ont réintégré leur chambre et les principaux dégâts matériels ont été réparés.
Lundi 23 juillet au soir, un incendie s’est déclaré l'établissement Aftam de la rue de Tolbiac, dans le 13è arrondissement de Paris. L'incendie, violent, a pris dans le sous-sol et a mobilisé 130 sapeurs pompiers. Il a été éteint peu après minuit.
Sept résidents ont été fortement incommodés par les fumées, trois ont été hospitalisés durant 48 heures. Les autres résidents ont été accueillis durant deux nuits dans un gymnase voisin.
La cellule de crise organisée par l’Aftam a permis le retour des résidents au foyer, au bout de deux jours. Les réseaux de gaz, électricité et téléphone, endommagés, ont été rétablis. Le remplacement des portes, enfoncées par les pompiers pour vérifier qu’aucun résident n’était resté dans sa chambre pendant l’incendie, est en cours.
Au 30 juillet, la seule trace de l’incendie reste le local du sous-sol où le feu s’est déclaré et les marques laissées par la fumée sur une partie de la façade. L’intervention rapide des pompiers de Paris, la mobilisation des équipes de l’Aftam et de la ville de Paris, ont permis de circonscrire rapidement le sinistre, évitant ainsi toute conséquence plus lourde. Après quelques jours, la vie du foyer a retrouvé son cours normal.
Après deux mois de mobilisation médiatique autour des sans-abri rassemblés sur le Canal Saint-Martin à Paris et dans d’autres grandes villes, le Ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement Jean-Louis Borloo a annoncé le 8 janvier dernier une série de mesures. L’Aftam a donc été saisie par la DRASSIF dans le cadre de la création de centres d'hébergement de stabilisation, en Ile-de-France.
Ce plan d'action affirme le principe que « toute personne accueillie dans un Centre d'hébergement d'urgence, devra se voir proposer une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS, un CADA, un logiRelais, une maison relais ou un hébergement de stabilisation ». L'objectif affiché est de mettre en oeuvre « un accompagnement vers une solution durable et librement choisie de prise en charge sans interruption…».
L’Aftam a donc été saisie par la DRASSIF, sur demande de Catherine Vautrin, Ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, afin de mobiliser des places dans le cadre de la création de centres d'hébergement de stabilisation, en Ile-de-France. C'est bien le rôle de notre association de fédérer des initiatives dans un domaine dans lequel nous avons un savoir-faire et des propositions à faire valoir.
L’Aftam propose donc l'ouverture de 48 places d'hébergement de stabilisation, à partir du 15 janvier 2007.
Il est évident que l’action dans laquelle s’engage l’Aftam sera difficile et va prendre du temps. Mais la situation suppose notre mobilisation et va dans le sens de ce que nous défendons. Cette action s'inscrit dans la droite ligne des orientations et des objectifs de notre association: donner les moyens de l'autonomie, meilleur chemin vers l'insertion
L’année 2006 aura marqué un tournant pour la présence de l’Aftam à Paris : fusion avec l’Assotraf, gestionnaire de deux foyers parisiens, reprise des foyers du centre d’action sociale de la Ville de Paris et tout récemment, reprise des 21 établissements de la Soundiata nouvelle, dont 12 à Paris. Une nouvelle ampleur pour notre Association, comme l’explique Hassan Abrach, Directeur opérationnel Ile-de-France.
Quelles ont été les conséquences des récentes reprises et fusions sur la physionomie globale de l’unité territoriale de Paris ?
Tout d’abord, le changement de dimension. En moins d’un an, notre nombre de places à Paris est passé de 735, réparties dans 4 établissements, à 3828, pour 23 établissements ! Nous devenons ainsi le premier gestionnaire parisien devant la Sonacotra. Le rapport entre foyers communautaires et résidences sociales évolue aussi, ces dernières devenant largement minoritaires.
Quels sont les enjeux liés à cette évolution ?
Pratiquement tous les foyers sont à peuplement communautaire subsaharien, sur occupés et inscrit au plan de réhabilitation des foyers. Les nombreuses réhabilitations prévues demandent au préalable des sites de desserrement, c’est-à-dire des sites où loger les résidents le temps des travaux. A Paris, c’est une question compliquée, qui ne peut se faire sans la participation active de la municipalité. La ville de Paris est d’ailleurs en train de chercher un site de desserrement qui pourrait être mutualisé, que ce soit pour plusieurs réhabilitations successives ou pour plusieurs opérateurs.
Comment assurer la bonne intégration du personnel ?
Nous misons sur la qualité de l’accompagnement. Tout d’abord, nous mettrons en place un plan de formation pour les nouveaux salariés des filières services et technique. Il s’agira pour eux d’intégrer les méthodes et l’organisation propres à l’Aftam. Nous prévoyons aussi un tutorat plus individualisé pour les autres salariés. A terme, le défi est de partager notre vision des problématiques et d’harmoniser les pratiques. L’essentiel, c’est de convaincre chacun du bien-fondé de notre approche pour partager notre culture sans l’imposer.
L’Aftam est une entreprise associative qui a toujours mené sa politique de développement en s’appuyant une culture participative qui jusqu’ici nous a permis d’élargir nos activités et d’améliorer nos prestations. L’élaboration de notre projet d’entreprise associative (P.E.A.) en est la manifestation la plus concrète. Il traduit les grandes orientations de l’Association pour le développement de nos activités en suivant l’évolution du cadre législatif et les besoins des publics que nous accompagnons. En 2007, sept ans après le premier P.E.A., l’Aftam renouvelle ses objectifs de développement mais poursuit le travail dans une dynamique de participation, de concertation auprès de l’ensemble de ses membres, cadres, employés ou bénévoles.

En 1991, le Conseil d’Administration de l’Aftam, son Directeur général et les cadres dirigeants avaient pris l’initiative d’élaborer une démarche projet qui a abouti à la définition de la stratégie de développement de l’Association. Les orientations choisies concernaient alors les activités relatives à l’hébergement des populations migrantes, la diversification des prestations dans le secteur médico-social et la transformation des foyers de travailleurs migrants en résidences sociales. Une évaluation du projet avait suivi en 2003 venant renforcer et réajuster les orientations prises en 2000. Un certain nombre de salariés avait alors été mobilisés. Forts de cette dynamique, les administrateurs de l’Aftam et ses dirigeants ont souhaité pour le P.E.A. 2007, renouveler cette démarche participative.
Sept ans après l’élaboration du premier Projet d’entreprise associative, les forces vives de l’association vont à nouveau être mobilisées afin d’en renouveler les orientations et les objectifs de développement. Mais pour 2007 le P.E.A. mobilisera 350 membres de l’Aftam -administrateurs, cadres, employés volontaires ou désignés - contre 150 en 2000. La première phase du projet a débuté en juin : le Conseil d’administration s’est penché sur les nouvelles orientations à prendre et la réflexion est d’ores et déjà lancée autour des thèmes suivants :
L’actualisation des valeurs de l’Aftam
L’Aftam doit continuer à exprimer ses valeurs face aux changements législatif et administratif pour l’accueil des populations migrantes, le vieillissement et la dépendance.
Le renouvellement des engagements
L’Aftam souhaite renouveler ses engagements auprès des publics accueillis et conçoit son action dans des visées de soutien, d’autonomie, d’insertion sociale, en tenant compte des nouveaux besoins.
L’optimisation de l’organisation
L’Aftam aménagera et optimisera ensuite son organisation conformément aux orientations stratégiques retenues.
L’élaboration du projet d’entreprise associative devrait s’étendre sur environ une année. Déclinée en plusieurs phases, elle mobilisera divers groupes de travail sur plusieurs mois. Alternant discussions et phases de réflexion, la rédaction du projet d’entreprise associative est aussi une occasion pour les équipes de se rencontrer, mieux se connaître, et faire vivre l’esprit de l’Aftam, fait de dialogue et d’humanisme.
Nous assistons aujourd'hui à la fin d'un cycle, celui des foyers de travailleurs migrants, et à l'émergence d'un nouveau cycle, celui des résidences sociales. Au-delà du changement de nom ou de la volonté politique affichée par les collectivités territoriales, nous avons bien à faire face à une réalité : les conditions de vie difficiles des résidents de ces établissements.
La mairie du 12e arrondissement de Paris et l’Aftam ont choisi de rendre visible cet état de fait.
Pendant plusieurs mois, la photographe Maud Delaflotte a suivi le quotidien des résidents du foyer Claude Tillier, dans le 12e arrondissement de Paris. Elle propose aujourd’hui dix sept photographies présentées dans le salon de la France d’Outre Mer de la Mairie du 12e. Tout l’enjeu de cette exposition est de comprendre la manière dont se recréent des sociétés à plus de trois mille kilomètres du pays d’origine, dans un foyer en France.
Ces photographies seront accompagnées de textes et d’aperçus du projet de réaménagement du foyer, qui s’achèvera à l’horizon 2010.
Exposition "Entre deux mondes", du 4 au 16 septembre, mairie du 12e arrondissement : 130 av Daumesnil - 75012 Paris
Accès libre, du lundi au vendredi de 8h30 à 19h30 et le samedi de 8h30 à 12h30.
infos : 01 44 68 12 12

Le 21 juin, l'Aftam a inauguré sa première cuisine officielle à Aubervilliers. Ce projet, malgré les retards liés entre autres à des problèmes techniques, a pu finalement se concrétiser grâce à un travail en partenariat avec la Sonacotra, la Cilpi et l'Unafo
Pour mettre en place cette cuisine, au sein de la toute nouvelle résidence sociale Opale, l'Aftam a travaillé avec une association d'insertion, l'association "Appui". Grâce au financement d'une M.O.U.S. (maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale), Appui pourra recruter, former et encadrer les personnels, et rechercher des subventions complémentaires dans le cadre de l'économie solidaire et d'insertion. Enfin, une association sera définitivement créée pour assurer la pérennisation de l'activité.
Pour l'instant, le coût de l'opération a été pris en charge par le Fasild, la communauté d'agglomération de Plaine-commune, et l'Aftam.
Ouverte fin mars, cette cuisine sert aujourd'hui environ 350 repas par jour, 6 jours sur 7, et emploie 10 salariés. Il faut maintenant assurer la pérennité de l'activité par la création d'une structure associative.